Ma Gwada, dans tous ses recoins

La Guadeloupe vue autrement, et tous mes coups de coeurs! Kimbé Solid...

21 juillet 2006

Ma crépitude...

Nuage_de_cr_pitudeDepuis pas mal de temps, je vous parle de crépitude, oui, de ma crépitude... De mon nuage crépu, de ma laine de frisottis noires, de ses ressorts qui se rebiquent devant l'humidité, .. Hum, ouais, c'est beau, c'est doux, mais c'est pas toujours facile à entretenir. Le cheveu crépu demande beucoup de soin, d'attention. Il faut trouver les bons produits de beauté.
A Paris, on parle des magasins dits "blacks", de Strasbourg St Denis.. et les autres... Mais je ne les ai jamais vraiment aimés. Il y a une tonne de produits plus efficaces les uns que les autres, pas de vendeuses dignes de ce nom pour te conseiller. Bref, en cherchant sur le net, je suis tombé sur le site de http://bouclesetcotons.aceboard.fr/. Il s'agit d'un forum où les filles et mecs parlent de leur crépitude, s'échangent des adresses, des recettes, conseils, soutien..Avec un seul mot d'ordre, le port du cheveux naturel.

HibiscusRappe_01Au_reposFiltre
J'ai donc décidé d'essayer une des recettes, avec ce qu'on appelle "raquette", chez nous, en Gwada, et de l'hibiscus. On met d'abords des branches d'hibiscus dans une bassine. On frotte les feuilles et fleurs. Ca fait une sorte de glue... On continue... Et on rappe la raquette, qui fait encore plus de glue.. C'est beurkissime. Mais en même temps, les mains qui sont dedans -ben oui, parecequ'il faut touiller, touiller...-, ben les mains deviennent toute douces... Et un point pour les raquettes!! Et on malaxe encore et encore... Et puis, on filtre l'étrange liquide! Je crois que ça n'a pas d'odeur particulière. On répartie tout ça, sur la crépitude.. Ca fait un masque tout gluant. Et aprés hop, on rince tout ça.. Le mieux, c'est de se rincer dans de l'eau de rivière.. Mais bon... Et là, tout va bien dans le meilleur des monde! Les cheveux sont soyeux, nourris, prés pour une nouvelle semaine d'attaque.
La Beauté, par les plantes de ma Gwada !!

Posté par geiko à 17:27 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juillet 2006

Une marche à Beautiran

port_louischeminJe vous invite au voyage, à nouveau. Lagwadadegeiko vous emmène bien loin des sms, téléchargements et autres nouveautés high tech. On embarque donc dans une machine à remonter le temps, le temps d'une marche historique, une marche découverte d'une Guadeloupe d'un autre temps. Celle du 18ième siècle, du 19ième et enfin celle du 20ième siècle...   Je vous invite à Petit-Canal, dans le Nord Grande-Terre, sur le site de Beautiran.
Début 18ième siècle, les derniers colons s'installent dans le Nord Grande-Terre, région difficile, marécageuse, infestée de moustiqueS... (A l'époque!!) Les hommes, comme dans toutes les régions du monde organisent leur vie par rapport aux points d'eau, et par rapport à la possibilité de développer le commerce.... Commerce des hommes, et celui des réelles marchandises. En effet, Beautiran portique_vue_loinest le seul accés sur la mer permettant aux habitations alentours, productrices de rhum, de sucre,  d'écouler leurs marchandises, et de se réapprovisionner.  A la fin du 18 ième siècle, on compte prés de 800 personnes qui vivant autour de seul site. Au grés de l'industrialisation, les techniques et les machines se précisent. On voit, par ex, sur la photo, un portique qui permettait aux bâteaux de se charger et de se décharger , selon une technique   paticulière.
Port-Louis, est alors le 5ième port de Guadeloupe. Sur la zone hangarportuaire de Beautiran qui fait encore la fièreté des Guadeloupéens du Nord Grande - Terre, les hommes travaillaient dure. La vie s'organisait pour transporter des sacs, des barils de denrées en tout genre, de bâteaux en hangars, et de hangars en bâteaux... et ceux pendant des années. Les histoires des grandes familles de propriétaires de terres agricoles rythment aussi la vie de ce site.
Les distilleries, les usines sont aujourd'hui fermées, mais quelques uns de ces hommes sont encore en vie. A prés de 92 ans, Sérabin Faber rassemble encore ses forces pour motiver les plus jeunes à faire  renaître ce site, le faire découvrir, aux travers de marches, de projets à multiples facettes dans lesquels les jeunes de la région auront une place prépondérante.
Je reste sans voix devant tand d'ingéniosité, de force déployée, de travail, de souffrance, sur un même site. Je reste sans voix sur cette terre toujours chargée de souffrances, dont sont issus des hommes et des femmes dont on ne peut s'empécher d'être fièr.(Album photos: "Patrimoine")

Posté par geiko à 20:36 - Ma Gwada, côté Patrimoine - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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