P1010004Le milieu culturel guadeloupéen a été touché par le décésP1010005
de cette grande dame qu'était Aksidan.  Ce surnom lui venait d'un couple blanc qui disait qu'une femme développant une telle force physique ne pouvait qu'être un accident de la nature....
Cette femme nous a laissé une grande richesse culturelle. Elle chantait le bélè guadeloupéen, oui, parceque ça existe. On pense à tort que c'est un rthme typiquement martiniquais. Mais il est chanté en Gwada aussi. Sur n'importe quelle situation, elle était capable d'improviser une chanson. Ce rythme se perd chez nous, alors qu'il est encore trés vivace sur l'île soeur.   
Aksidan était une femme de carnaval. Longtemps, elle a déboulé, joué, s'est déplacée avec un des groupes de La Basse-Terre, Voukoum... Malgré son grand âge, elle n'hésitait pas à prendre part au carnaval.
On a eu le temps, de son vivant de lui dédier une place qu'elle a souhaité voire toujours propre.
Lors de sa veillée, de nombreux groupes de carnaval se sont déplacés pour lui rendre hommage pour une dernière fois. Le tambour l'accompagne dans son long voyage, ainsi que le lendemain, pour son enterrement.
Le respect est transpire de partout. Une garnde partie de mon peuple gaudeloupéen comprend les richesses que nous perdons peu à peu...

An di Manman en ké Mo,   (J'ai à Maman que j'allais mourir)
An di Papa en ké Mo,       (J'ai à Papa que j'allais mourir)   
An di Manman en ké Mo,   (J'ai à Maman que j'allais mourir)
En ké lésé la vi la pou yo   (Je vais leur laisser toute la vie)                                   Chanson d'Aksidan