2012-04-28 12Il m’avait dit de passer auprès d’eux, le samedi matin, entre 10H et 13H. Il m’avait dit : Ou ké vouè, sé on dot anbyans (Tu verras, c’est une autre ambiance). Comme dit dans un post précédent,  LaGeiko n’avait pas le temps, mais surtout n’a pas pris le temps. Sauf en ce samedi matin, l’envie d’entendre le son du ka a été plus forte. J’ai donc été le rejoindre, lui Awno, et son groupe d’amis.
Me voilà arrivée  Place Guy Beauregard (Musicien), à Trois Rivières. A l’entrée du virage, j’entends les premières notes. Yes !
C’est en petit comité que ces passionnés ont décidé d’investir ce minuscule emplacement. Au départ juste pour se faire plaisir, pour l’animation, et puis, ils ont pris conscience de ce qui les entourait : des jeunes plus ou moins désœuvrés.  Mais, en Guadeloupe, on sait bien que le Gwo ka permet de cicatriser les cœurs les plus blessés de la vie. Tous les samedis matin, les notes résonnent et amènent un peu plus de prise de conscience chez certains.   
Le samedi matin ne s’improvise pas. Les différents membres de ce petit groupe, se voient régulièrement, peaufinent ensemble leurs projets. Le résultat est là : le respect mutuel entre les membres est plus que perceptible. Chacun trouve sa place, et se teste à la danse, au chant, au tambour, au chacha. LaGeiko a même trouvé une petite place de Chachayèz, et même une place de dansèz !

Mais, je prends garde puisque plusieurs membres m’ont avoué qu’on attrape vite le virus du samedi matin à Trois-Rivières!! (Merci à tous pour votre accueil)
  
Donc, tous les samedis matin, le centre-ville de Trois Rivières résonne au son du ka, mais pas juste pour faire joli, encore moins pour les touristes. Ici, on vient faire une cure.