SS850507A Basse Terre, comme à Pointe à Pitre, des manifestants qu’on compte par dizaine de milliers sont à nouveau dans les rues. (70 000 selon les premiers dénombrements)
Il s’agit d’un défilé « an konsyans ». (En conscience, en connaissance de cause) Tous les points stratégiques de l’installation de l’Etat français sont passés en revue, dans les 2 villes. (Préfecture, sous-préfecture, palais de justice, mairie, commissariat, conseil général et régional)

A Pointe à Pitre, à la rue Gambetta, où se trouve la police nationale, les manifestants ont marqué arrêt de 15 minutes.. Un arrêt silencieux, et forcément lourd de sens.

Accompagné au son du tambour, ils ont ensuite continué leur marche, toujours dans le calme vers la place de la Victoire (Elle est baptisée place de la Victoire en 1794 afin de célébrer le triomphe des sans-culottes sur les aristocrates et la fin de l’esclavage)

Sur cette place, on constate la présence de chars. Des chars qui eux aussi arrivent jusque sur la place de
la Victoire. Tout de suite, les services de sécurité du collectif demande aux chars de reculer, afin d’éviter tous échauffourées avec les manifestants. La police recule.
Des 2 côtés de la rue Gambetta, elle est "prisonnière" de manifestants scandant : La Gwadloup sé tan nou, La Gwadloup sé pa ta yo. Yo pé ké pé fè sa yo vlé adan péyi an nou.
Finalement, le cortège va rejoindre la place de la mairie de Pointe à Pitre, puis le QG qu’est le palais de la mutualité.
Il faut noter que c’est la première fois que La Guadeloupe connaît simultanément une manifestation générale à Basse-Terre et à Pointe à Pitre.
De plus, en Martinique,  la mobilisation s’accentue, avec 30 000 personnes dans les rues, aujourd'hui.