30 janvier 2006
Kout Tanbou Larikera
Vendredi_27 janvier 2006; les différents membres de LARIKERA arrivent, au lieu dit « En ba pié frya pin la ». Tout le monde est cool. Un de nos invités, Mr Magloire Napoléon, dit Napo est là lui aussi, entouré par quelques membres de sa famille. C’est un grand chanteur de Gwo ka. Respect.
Donc, Alain prépare de l’encens derrière le resto pour éloigner les mauvais esprits, et… les moustiques. Il brûlera toute la nuit. On commence à placer les instruments. On teste.
Et hop, c’est parti. Le chanteur commence son chant, seul. Les répondè (Chœurs) lui répondent une sorte de mini refrain, et ça tout au long de la chanson. Le chanteur demande ensuite aux musiciens de l’accompagner. Si la musique ou les chœurs ne plaisent pas au chanteur, celui-ci peut arrêter la chanson, et demander d’autres chœurs et ou d’autres musiciens. La chanson continue. Le tout doit former une belle harmonie. A ce moment précis, on est complètement dans la musique, le temps se fige. Les sourires, les regards s’échangent. Tout n’est que plaisir. La foule se fait de plus en plus présente. Une énergie particulière circule, celle du tambour, celle d’un autre temps.
Suivant le rythme, les envies, les ressentis, des danseurs peuvent se présenter devant le makè (marqueur). Ils enchaînent une série de pas, en improvisant. Chaque série est entrecoupée d’une « reprise », c’est à dire d’un pas ou une attitude qui fera comprendre au makè que le danseur est prêt à passer à autre chose. Des personnes dans le public encourage les danseurs, les musiciens : « Bien dansè, alé boula, alé boula…. » Les musiciens jouent à tour de rôle, les chanteurs partagent le micro.
Ce que j’aime, c’est voir la communication qu’il y a entre un danseur et un makè, les yeux dans les yeux, il n’y a pas de tricherie. C’est de la complicité, à l’état pure.Les chants s’enchaînent, les danses aussi.
Ce 27_01_2006 marque aussi le début d’une manif appelée « le mois de l’Afrique ». (J’y reviendrais) A cette occasion, des percussionnistes maliens ont été invités par l’Association "Racines". Nous avons eu la chance de partager un moment musical avec Mr Diabaté Traoré. L’Afrique a rejoint la Gwada, le temps de 2 ou 3 morceaux. Moments magiques.
La soirée se poursuit, puis se termine, lentement.
LARIKERA remercie tous les participants (danseurs, markeur, chachayeur, boula…) à ce premier kout tanbou. Merci à Thierry pour avoir pris les photos...
Le reste des photos est dans l'album "Gwoka". Bonne visite!
25 janvier 2006
Léwoz !
Comme vous le savez maintenant, je fais partie d'un groupe de gwoka, musique traditionnelle de La Guadeloupe (Je rappelle.. Pour ceux qui ne suivent pas!! Grr!!).. Donc, ça y est, nous allons organiser notre premier Léwoz.. C'est quoi donc, c'est où donc???
Léwoz, ou soirée Léwoz.. C'est une soirée durant laquelle, musiciens (appelés boula: sur les côtés, ou makè,au centre), danseurs (dansè), chanteurs (répondè) vont se réunirent pour jouer différents rythmes de notre musique. Selon les rythmes, il existe des codes, pour les chanteurs, les musiceins mais aussi pour les danseurs... Héritage de l'esclavage, ces soirées se déroulaient dans les campagnes. Elles ont perdu de leur attrait, et ont été remis au gout du jour, depuis quelques années, avec l'émergence des mouvements indépendantistes.Pour moi, c'est surtout un moment de partage, de communication, de complicité avec des gens qui partagent la même passion que moi.
Beaucoup disent que le tambour est plein de mystère, qu'il a un language que seuls les initiés connaissent... Et je commence à les croire. On vit des moments vraiments trés spéciaux... Alors, vivement vendredi soir, que je prenne des photos, pour vous montrer tout ça!







